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IRAP : seuls trois réfugiés afghans réinstallés aux États-Unis

Rédaction de Hamdam NewsPar Rédaction de Hamdam News·Rédaction Hamdam·12 août 2026·3 min de lecture
IRAP report on Afghan allies and SIV visa applicants — Hamdam News
IRAP report on Afghan allies and SIV visa applicants — Hamdam News

Cinq ans après le retrait d’Afghanistan : l’IRAP accuse l’administration Trump d’abandonner les alliés afghans

À l’occasion du cinquième anniversaire du retrait des forces américaines d’Afghanistan, le Projet international d’assistance aux réfugiés (IRAP) a vivement critiqué l’administration de Donald Trump, l’accusant de tourner le dos aux anciens collaborateurs afghans de Washington.

Des milliers de demandeurs de SIV bloqués

Dans un rapport au ton sans appel publié le 11 août, l’organisation révèle que des milliers d’Afghans, notamment les demandeurs de visas d’immigration spéciaux (SIV), restent bloqués hors des États-Unis dans une incertitude totale.

Cette crise s’est gravement détériorée à la suite de l’extension des restrictions de voyage et de la suspension de la délivrance de plusieurs catégories de visas d’immigration, décrétées à la fin de l’année 2025.

Le programme SIV revêt une importance particulière : il ne s’agit pas d’une voie migratoire ordinaire, mais d’un mécanisme conçu par Washington pour les personnes ayant servi comme interprètes, chauffeurs, employés locaux ou collaborateurs des institutions américaines — soit celles dont la coopération avec les États-Unis constitue elle-même la source du danger.

Trois réinstallations en un an

Le bilan chiffré par l’IRAP pour l’exercice fiscal en cours est particulièrement frappant : seuls trois réfugiés afghans ont pu être réinstallés sur le sol américain.

Ce chiffre doit être lu à la bonne échelle : face à des milliers de dossiers en cours, et alors que le programme fonctionnait auparavant avec plusieurs milliers d’admissions annuelles, trois personnes signifient un arrêt complet de la filière, non un ralentissement.

Menaces d’expulsion aux États-Unis mêmes

La situation ne s’avère guère plus favorable pour les ressortissants afghans résidant déjà aux États-Unis.

Le rapport soulève une inquiétude grandissante face à la multiplication des arrestations, des procédures d’expulsion et du risque imminent de révocation des statuts de séjour temporaires ou légaux pour de nombreux réfugiés.

Ce volet élargit considérablement la portée du dossier : ceux qui étaient parvenus à entrer se retrouvent eux aussi dans une situation précaire.

Violation des engagements et appel au Congrès

L’IRAP qualifie ces politiques de violation flagrante des engagements moraux et politiques pris par Washington envers celles et ceux qui ont risqué leur vie aux côtés des forces armées et des institutions américaines durant deux décennies.

L’organisation exhorte solennellement le Congrès américain à intervenir d’urgence afin de rétablir les voies d’accès légal, de protéger les demandeurs de SIV et de garantir la sécurité des alliés afghans face aux représailles du régime taliban.

L’interpellation du Congrès — et non de l’exécutif — relève d’un choix délibéré : dans le système américain, une part des dispositifs migratoires relève de la loi et peut résister aux décisions exécutives.

L’éclairage Hamdam

Le dossier des collaborateurs afghans se distingue des autres procédures d’asile en ce qu’il repose sur un engagement explicite et annoncé — non sur une simple demande de protection.

Les personnes concernées ont agi sur la foi d’une promesse qui leur avait été faite. Cinq ans après le retrait, la question demeure : ces promesses faisaient-elles partie de l’opération de départ, ou devaient-elles lui survivre ?

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