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Vers la « Deuxième République » : le basculement du pouvoir en Iran après la mort de Khamenei

Rédaction de Hamdam NewsPar Rédaction de Hamdam News·Rédaction Hamdam·9 juil. 2026·1 min de lecture
Vers la « Deuxième République » : le basculement du pouvoir en Iran après la mort de Khamenei

PARIS – Les funérailles nationales de six jours de l'Ayatollah Ali Khamenei ont marqué bien plus qu'un deuil religieux : elles ont mis en scène la transition de l'Iran vers ce que certains observateurs nomment désormais la « Deuxième République ». Selon une analyse approfondie de The Economist, la République islamique glisse d'une théocratie cléricale classique vers un État nationaliste, militariste et sous le contrôle absolu du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI).

Le faste inédit de ces obsèques, planifiées minutieusement sur 126 jours et s'étendant sur un parcours de 2600 kilomètres à travers l'Iran et l'Irak, contraste singulièrement avec la simplicité de l'enterrement de l'Ayatollah Khomeini en 1989. Ce déploiement logistique et sécuritaire a révélé le nouveau centre de gravité du pouvoir à Téhéran.

Sur le cercueil, le drapeau national et la présence omniprésente des commandants du CGRI ont largement éclipsé le turban noir de Khamenei, symbole déclinant de la suprématie cléricale.

Bien que son fils, Mojtaba Khamenei, lui ait théoriquement succédé, son absence

prolongée des affaires publiques suggère qu'il pourrait n'occuper qu'une fonction purement symbolique au sein d'une structure désormais dominée par les militaires.

Cette reconfiguration interne se traduit par une posture régionale et internationale nettement plus agressive. À l'approche de la reprise attendue des négociations nucléaires à Islamabad, la nouvelle direction iranienne semble privilégier la « pression militaire » à la diplomatie traditionnelle. Les récentes attaques de drones imputées au CGRI contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz et l'escalade des tensions avec l'administration de Donald Trump illustrent cette stratégie d'usure.

Toutefois, cette transition prétorienne se heurte à deux limites majeures : d'une part, la réalité militaire face à la résilience des alliances occidentales et arabes dans le Golfe ; d'autre part, une économie exsangue où près de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Pour la population iranienne, la reconstruction économique reste la priorité absolue, une urgence qui exigera, à terme, un compromis pragmatique plutôt qu'une surenchère belliqueuse.

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